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v_8.gifL'enseignant novateur accepte, en entreprenant une démarche de projet, de :

  • Gérer la complexité et l'incertitude
  • tenir compte des besoins et des intérêts des apprenants,
  • créer les conditions permettant l'exercice d'une pensée créatrice: le travail de groupe.
  • Renoncer à la situation magistrale,
  • agir comme médiateur et non comme dispensateur de savoir,
  • veiller à ce que le caractère dynamique du projet ne s'efface pas derrière un caractère systématique technologisant ou psychologisant,
  • négocier avec les élèves les objectifs et les moyens,
  • susciter pensée divergente et pensée convergente ,
  • reconnaître les différences et les valoriser,
  • évaluer le processus, les démarches autant que le produit, ouvrir l'école vers l'extérieur ,apprendre aux élèves à anticiper,
  • choisir, redonner à l'élève le statut de sa propre formation  ,
  • passer de la situation d'enseignement à la situation d'apprentissage ,
  • introduire une attitude expérimentale par rapport aux pratiques et aux situations éducatives,
  • accepter un écart entre le travail prescrit et le travail réel
Enseigner c'est donc s'inscrire soi-même dans une démarche de projet dont la réalisation est concrétisée par l'élaboration et la mise en oeuvre d'une séquence de classe.
       


"Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences."
Françoise Dolto
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Forum Enseignement Moyen (collège) Sujet : devoir surveillé 1 du second trimestre 4am
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Documents - par Bcher

La mort chantée par Ait Menguelet - par HAKIM

menguellet.gifLa mort chantée par Lounis AIT-MENGUELLET 

Chez Ait Menguellet, on est loin de la sagesse des Anciens qui conseillait d’accepter la mort comme un terme naturel à la vie. Dans ce texte, la mort apparaît au poète comme un scandale métaphysique. Roland Barthes écrit, après la mort de sa mère : « Il m’importe peu de savoir si Dieu existe ou non, mais ce que je sais et que je saurai jusqu’au bout, c’est qu’il n’aurait pas dû inventer en même temps l’amour et la mort ». La chanson « ixef ittrun» (âme en peine) est, sans conteste, l’une des plus belles (nous vous le concédons : elles sont toutes belles !) du répertoire du poète. Accompagné d’une guitare, il la chante sous une douce mélodie, à l’air d’une confidence. Le poète y semble scruter les tréfonds d’un personnage ayant perdu un être cher. Le personnage est presque coupé du monde, après le terrible choc d’une disparition qu’il n’arrive toujours pas à accepter. La traduction d’« ixef ittrun » :

J’ai beau me dire que ton absence est provisoire/
Je sais que tout est fini/J’ai beau attendre ton retour/
Il n’est possible que dans mes rêves. Tout ce que je chéris/
Je lui donne ton prénom/ Pour laisser accroire à mon cœur/
Tu es toujours vivante. Quand je suis dans le quartier/
Je ne cesse de regarder les filles/
Ce n’est pas par infidélité/
Je cherche ton visage en elles. A certaines paroles je sursaute/
Les paroles que t’avais dites/
Te cherchant autour de moi/
Croyant que tu es là. Je ne supporte pas la tombée de la nuit/
Elle me rappelle ce jour-là/
Ce jour-là, pour toi, tout était fini/
Et l’enfer commençait pour moi. Je ne supporte pas la tombée de la nuit/
Elle me rappelle ce jour-là/
T’as de la chance d’avoir échappé/
A cet instant quand les gens m’ont appelé. Les gens m’ont appelé/
De loin, j’entendais leur cri/
Nul besoin qu’ils me le disent/
Je savais que cela devait arriver. Je me souviens de ce jour-là/
Je tremblais au seuil de ta porte/Les chandelles qui te veillaient/
Diffusaient une lumière sombre. Les gens s’écartèrent simultanément/
Tu m’avais l’air endormie/
Je cherchais un regard /
Qui pourrait me le confirmer. Je traînais encore mon regard/
Ils baissèrent tous les yeux, avertis/
Quant à moi, aujourd’hui encore/
Je refuse d’admettre les faits. J’ai juré que tu vivras/
Du néant je ferai la vie/ Je ne laisserai à personne dire/
Que c’en est fini. J’ai juré de te garder auprès de moi/
Dussé-je changer le Destin/
Et si Dieu me reprochait mon blasphème/
Je lui répondrais : Tu es coupable !

Amar AIT-AMEUR, docteur ès Lettres (Pau, France).

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Publié le 02/02/2010 : 16:28  - 5 commentaires 5 commentaires - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

gestion d une classe - par nour2

Qu'est-ce que l'ecoute d'un groupe?

Écouter une classe, un groupe, cela ne veut pas dire écouter chaque élève, chaque personne du groupe.D'après un principe de la systémique où le tout est plus que l'ensemble des parties,la classe, le groupe est plus que l'ensemble de ses membres.Il existe une dimension proprement groupale avec ses phénomènes propres.Cette dimension cohabite avec les autres :

Cette dimension est à prendre en compte quels que soient les lieux, aussi bien dans un groupe de formation psychologique que dans une classe, un conseil de classe ou un conseil d'administration d'un établissement.

 « Les processus inconscients spécifiques des situations groupales sont les mêmes dans les groupes de formation, dans les groupes thérapeutiques et dans les groupes sociaux réels. >> (Anzieu D. dans Le groupe et l'inconscient.  ) Les connaître peut donc aider l'enseignant à analyser ces phénomènes qui lui paraissent irrationnels, dans sa classe ou dans son établissement, pour une plus grande efficacité.

Pratique de l'écoute d'un groupe Comment alors « entendre une classe, un groupe », et non seulement les individus ?  
La première attitude est d'essayer d'écouter ce qui se dit « indépendamment des élèves, des personnes » ou même comme s'il ne s'agissait que de phrases prononcées par une seule et même personne qui s'exprimerait avec ses contradictions, ses allers et retours, ses incohérences. C'est ensuite essayer de chercher ce qui relie ce discours, le sentiment qui s'exprime à travers toutes ces remarques, la thématique commune qui est abordée ; c'est, ensuite, essayer de rapporter ce sentiment à l'ici et maintenant dans la classe, le groupe, même s'il s'agit apparemment de thèmes concernant l'extérieur ou des personnes extérieures à la classe, au groupe.
Il ne s'agit pas seulement des mots mais également des faits: les retards, les devoirs remis en retard, les graffitis, les injures, etc. tout ces faits sont en quelque sorte des "paroles" du groupe, de la classe.   Un exemple

Un professeur stagiaire peut dire qu'il a vu en venant un accident de voiture, un autre qu'il a appris, la veille, que sa mère venait de se casser la jambe, un autre abordera sa peur de perdre la confiance de ses élèves et de se faire chahuter; le groupe discute alors de ces inquiétudes plus ou moins ressenties par les participants et l'échange se termine sur les risques qu'ils ont pris en venant faire ce stage.

Les sujets peuvent être très divers : des événements personnels l'accident de voiture, la jambe de la mère), la vie extérieure au stage (la classe), enfin d'autres peuvent porter sur l'ici et maintenant. Tous pourtant reflètent l'expression d'un danger : accident, jambe cassée, chahut, danger impalpable du groupe

       Écouter ce groupe c'est:

entendre l'expression de ce sentiment de danger à travers tout ce qui est dit. Un thème peut être introduit par un élève, une personne, mais cette thématique, introduite par un individu, ne devient thématique du groupe que si elle entre en résonance avec les psychismes des différents élève, personne, membres du groupe.

Les formateurs ou les enseignants sont amenés à accepter d'entrer en résonance eux-mêmes avec ces thématiques ; tout d'abord, pour les entendre en gardant la distance et la sécurité suffisantes pour les analyser puis pour proposer une interprétation au groupe.

Les capacités nécessaires à un animateur, à un enseignant:
Une classe ne peut se structurer ( et donc travailler correctement) que si l'enseignant est intégré à certains moments dans "l'ambiance" de la classe et qu'à d'autres il puisse s'en extraire pour analyser ce qui se passe.Cet aller-retour permet la structuration de la classe.C'est cette capacité à cette sorte de dédoublement :vivre pleinement et se regarder vivre,qui est indispensable à tout formateur à tout enseignant.
En effet, là encore, comme dans l'écoute active , c'est en écoutant ce qui se passe en lui que l'enseignant ou le formateur accède à la fantasmatique du groupe. Béjarano explique bien les différentes étapes de cette méthodologie...

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Publié le 23/01/2010 : 17:21  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

La pédagogie de projet et la pédagogie de l'intégration - par REDA

La pédagogie de projet et la pédagogie de l'intégration

Exposé réalisé par REDA

1/ Qu’est ce que la pédagogie de l’intégration ?
 
Intégration= Mobilisation de plusieurs savoirs et savoir faire pour résoudre une situation
                      Complexe.
La pédagogie de l’intégration est une pédagogie qui s’appuie sur l’approche par les compétences.
C’est un enseignement orienté vers la maitrise des compétences et non sur la simple accumulation de savoirs.
C’est une pédagogie qui permet de mieux outiller l’apprenant à la maitrise et à la résolution de situations problèmes auxquelles il serait confronté dans sa vie scolaire, sociale et professionnelle. Elles présente 4 objectifs :
-          Donner du sens aux apprentissages.
-          Mettre l’accent sur ce qui est essentiel : les apprentissages de base.
-          Apprendre à utiliser ses connaissances en situation réelle.
-          Etablir des liens entre différentes notions apprises et les mobiliser, effectivement pour résoudre utilement une situation jamais rencontrée.
 
2/ Qui vise-t-on par cette pédagogie ?
 
      L’élève est l’unique acteur de l’intégration ; en effet intégrer ne relève pas d’une activité de l’enseignant et ne se fait pas non, plus l’échelle d’une classe ou d’un niveau, mais c’est bien chaque élève qui intègre. Cela n’excluant pas toutefois la coopération ente élèves. L’essentiel est de s’assurer que chaque élève, en particulier les plus faibles, ait une occasion de concrétiser ses réflexions.
 
3/ Place de l’enseignant dans cette nouvelle pédagogie :
 
      Il est et reste omniprésent pour la mise en place des acquis de base, mais il ne peut y avoir de pédagogie d’intégration sans une modification des pratiques de classes, d’où la nécessité d’inscrire tout apprentissage dans une situation problème et d’adopter des méthodes actives d’apprentissage en proposant régulièrement des activités d’intégration des acquis et pratiquer l’évaluation formative.
      Notre système éducatif, dans ses réformes, se veut de développer ces classes « intégrative » il a donc été nécessaire de repenser en profondeur : les curriculums (programmes), les performances des élèves (acquis de base) et les manuels scolaires.
      Cette pédagogie l’intégration tente d’apporter à l’élève non seulement des savoirs et des savoir-faire mais aussi de l’amener à réinvestir ces acquis dans des situations dans lesquelles il effectue une production complexe. En outre elle répond au problème d’analphabétisme fonctionnel (personne incapable de mettre ses acquis scolaires au service de son propre développement).
     Et c’est dans cette optique d’intégration des acquis que l’approche par les compétences apparaît aujourd’hui comme une solution appropriée parce qu’elle est porteuse de sens pour les élèves qui se posent sans cesse la question : « apprendre ? Pourquoi faire ? »
 
4/ Deux conceptions de l’approche par les compétences :
 
      Quand on parle de l’approche par les compétences dans les curriculums en pense souvent qu’il n’en existe qu’une seule. En fait il en existe plusieurs en voici deux conceptions qui ne sont pas contradictoires mais, qui visent des priorités différentes :
         
a)      Première approche :
 
         Cette approche s’adresse à des élèves qui n’ont pas de problèmes dans les acquis de base, elle consiste à :
1/ réorienter les apprentissages en les rendant plus actif : Au lieu d’être soumis à des apprentissages magistraux, les élève sont invités à résoudre des situations problèmes. D’où la nécessité de méthodes actives.
2/ Prendre en compte les compétences de vie.
3/ Promouvoir l’interdisciplinarité.
         Cette approche est très ambitieuse, elle ne peut être mise en oeuvre valablement et d’une manière durable que par des enseignants bien formés et dans des conditions favorables (groupe d’élèves réduit, locaux appropriés, matériel indispensable). A terme, cette approche contribue à favoriser l’élitisme, on est alors face à une contradiction entre les intentions poursuivies et les réalités des écoles et donc cette approche renforce souvent la fracture entre les milieux favorisés ; qui ont les moyens de développer cette pédagogie ; et les milieux défavorisés qui n’en ont ni les moyens humains ni les moyens matériels.
      De plus les enseignants éprouvent des difficultés à évaluer les acquis de base : comment évaluer les compétences transversales (capacité de respecter son environnement, de rechercher l’information ou de la traiter) d’où le sentiment d’insécurité, surtout dans les pays comme l’Algérie dans lesquels le passage d’une année à l’autre est conditionné par les résultats d’une évaluation des acquis de l’élève. Plus encore, l’enseignant ne dispose pas de bases concrètes pour remédier aux lacunes des élèves en difficulté et leur permettre de progresser.
      En résumé, cette première approche requiert trois limites :
-          exiger un haut degré de qualification de la part des enseignants.
-          Exiger un environnement favorable et des moyens conséquents.
-          Rendre difficile l’évaluation des acquis de l’élève et empêcher de remédier à ses difficultés.
      Donc cette approche élitiste n’apporte aucune solution aux problèmes des la qualité des acquis des élèves soit : lire, écrire, s’exprimer, calculer de façon efficace et dans une situation de vie réelle, La majorité des élèves continuent à quitter l’école en étant incapables d’utiliser dans la vie de façon efficace ce qu’ils ont appris à l’école : c’est là le problème de ce qu’on appelle : L’analphabétisme fonctionnel.
 
                b) Deuxième approche :
 
     Cette 2ème approche est basée sur le développement de compétences de base, plus connue sous le nom de « pédagogie de l’intégration » préconisée par de Ketel en 1996 et Roegiers 2000. Elle vise concrètement à donner à tous les élèves des  compétences qui vont leur permettre de s’insérer dans le tissu socio-économique.
      Les compétences de base pour un enfant de 9ans (4ème AP) sont par exemple : produire un écrit de trois phrases dans une situation de communication significative ou encore de résoudre un problème qui fait appel aux 4 opérations fondamentales sur les nombres de 0 à 1000. ces acquis,  sont appelées de base parce que l’élève devra les maitriser avant de passer en classe supérieure.
La pédagogie de l’intégration vise à apprendre à l’élève à gérer la complexité qui réside dans :
-          Les acquis scolaires (savoirs, savoir-faire, savoir-être).
-          Les situations de vie courante.
-          Les compétences de vie qu’il sera appelé à mobiliser pour résoudre des situations problèmes.
 
5/ Comment mener ces apprentissages ?
 
     L’approche par compétences transforme une partie des savoir (disciplinaires) en ressources pour résoudre des problèmes, réaliser des projets. Cela pourrait offrir une entrée privilégiée dans l’univers des savoirs ; plutôt que s’assimiler sans répit des connaissances acceptant de croire qu’ils comprendront plus tard à quoi elles servent !
     Concrètement, ces apprentissages se mènent selon une alternance de deux types d’apprentissage :
     
          a) Les apprentissages ponctuels :
 
     Pendant 5 semaines, l’enseignant développe les ressources nécessaires aux compétences (Les règles de grammaire, conjugaison, orthographe, calcul,…)
 
           b) Les apprentissages de l’intégration :
    
     Au cours de la 6ème semaine, l’enseignant arrête complètement d’enseigner des choses nouvelles aux élèves. Pendant toute cette semaine il leur propose de résoudre des situations complexes dans lesquelles ils devront mobiliser ce qu’ils ont appris durant les 5 premières semaines (leurs ressources).
    Ce travail se fera individuellement ou par petits groupes. Plusieurs situations de même niveau leur sont proposées :
-          Une pour s’exercer.
-          Une pour évaluer leurs acquis.
-          Une autre encore pour remédier à leurs difficultés ou pour progresser.
     Après ce 1er module d’intégration, on reprend 5 semaines d’apprentissage ponctuel et une semaine d’intégration.
 
6/ Attitude de l’enseignant face à cette approche :
 
       Dans la méthode d’intégration, l’enseignant est invité à changer ses pratiques en deux temps :
   Dans un premier temps il met en place les ressources (savoirs, savoir-faire, savoir-être) selon ses méthodes traditionnelles ; dans ce cas les méthodes actives ne sont pas exigées (en 5 semaines).
     Dans un deuxième temps, il propose à ces élèves des situations complexes dans lesquelles ils utilisent ce qu’ils ont appris : c’est la semaine d’intégration.
     Il faut en moyenne deux ans pour qu’un enseignant prenne l’habitude de gérer ce genre d’intégration. Et c’est alors qu’il pourra mener progressivement ses apprentissages de façon active au lieu d’enseigner de façon magistrale. Ce changement de pratique prend beaucoup plus de temps pour s’installer de façon durable (5 à 10 ans).
     De cette manière on ne s’attend pas à un changement total et spectaculaire de l’enseignant ; au contraire on respecte son niveau de formation, on respecte ses habitudes et on lui demande d’évoluer graduellement. Faut-il encore qu’il accepte au plus profond de lui-même la nécessité de ces changements. Quand à l’évaluation de cette méthode d’intégration elle se fera de façon logique durant ces modules et à la fin de l’année scolaire, les élèves sont soumis à d’autres situations problèmes qu’ils doivent résoudre individuellement.
     Il est noté que cette méthode d’intégration est menée dans nombreux pays européens et africains est appuyée pas des organismes internationaux notoires (UNESCO/UNICEF) Les résultats à son propos montrent :
-          L’adhésion des enseignants, des élèves et des parents d’élèves.
-          Un gain en efficacité des systèmes éducatifs (10 à 15 % dans les résultats des élèves cela équivaut à 2 à 3 pts/20).
-          La progression de tous les profils d’élèves.
-          La possibilité pour  les enseignants d’introduire l’innovation à leur rythme.
 
7/ L’intégration face à la pédagogie de projet :
 
Même si les pédagogies traditionnelles ont connu dans le passé leurs jours de gloire et leurs fervents défenseurs, d’autres pédagogies centrées sur l’apprenant ont vu le jour. En effet, l’enseignement est passé de transmission des savoirs au développement du savoir-faire. Prost disait : « La notion d’apprentissage a l’immense mérite de passer du dire du maitre au faire de l’élève. »
Le maitre doit alors , maitriser sa discipline, ce qui est normal est évident, mais il doit également connaître les processus d’acquisition des connaissances, les nouvelles méthodes de travail et d’évaluation. Il doit être en mesure d’animer sa classe et d’assister chaque élève dans la réalisation de son projet.
Ces pédagogies contemporaines prônent la mise en place de ressources et leur dynamisation par la mise en application de ces acquis en situation problème.
Le projet est apparu donc comme une nécessité pour l’adaptation et le dynamisation de j’acte éducatif. Ce concept de projet concerne aussi bien l’élève que l’école.
Jean Vial définit la pédagogie de projet comme suit : « C’est l’ensemble des attitudes mentales ou gestuelles des conduites et procédures qui autorisent la définition, l’accomplissement et l’exploitation d’un projet ».
Ainsi donc, les objectifs sont hiérarchisés. L’enseignant et l’élève élaborent ensemble un contrat de réalisation. L’élève est donc actif, il s’approprie des savoirs et des savoir-faire et les concrétise dans la réalisation de son projet ; n’est ce pas là, le terrain de villégiature des l’approche par les compétences ?
 
8/ Construire une situation problème et l’évaluer :
 
a) Il est impératif de : - s’inscrire dès le départ dans une pédagogie de projet .
-          mettre en place les ressources nécessaires à la réalisation du projet.
-          Sensibiliser l’élève au fait que ces ressources sont les matériaux mis en œuvre pour résoudre la situation problème à laquelle il se trouve confronté.
-          Diviser le projet en sous projets selon le nombre de séquences prévues , afin de fluidifier la tâche.
-          Faire ressentir à l’élève la situation problème comme une énigme à résoudre , ou un défi à relever, de la naitra le conflit cognitif, ou sociocognitif.
-          Faire agir les élèves de manière productive, plutôt que réceptive. Pendant ce travail autonome, le professeur interviendra individuellement comme guide, animateur ou conseiller.
En fin de projet, réunir les résultats des sous projets et finaliser le travail.
b)      Pour finir, il est impératif d’évaluer les productions ainsi obtenues, pour se faire, il faut absolument accepter le droit à l’erreur, car la peur de la sanction annihile les initiatives ; on ne pourra plus alors obtenir d’un élève qu’il livre ses réflexions, que s’il est certain qu’il n’y aura pas sanction, ni sous forme de points, ni sous forme de remarques désobligeantes.
Toutes les interventions de l’enseignant devraient être positives. Alors comment l’évaluer, me direz-vous ?
L’évaluation portera sur les processus utilisés par les élèves ; il s’agit d’apprécier la manière dont ils progressent, communiquent, formulent les hypothèses pour tenter de résoudre le problème.
Dans certains cas, il conviendra d’intervenir pour rappeler les consignes, proposer des activités intermédiaires pour soulager et faciliter le travail. Cette évaluation en cours de réalisation est l’évaluation formative. Nous devonshabituer l’élève à s’auto évaluer grâce à la mise en place de grilles d’évaluation comme il en est proposé dans les manuels scolaires(en ce qui concerne le français).
 Par ailleurs, il faut évaluer l’acquisition elle-même ; c’est : l’évaluation sommative, et en fin de cursus, vient l’évaluation certificative.
9/ Pour conclure :
          Si la pédagogie par les objectifs a fait évoluer l’école, il faudrait la compléter par l’approche par les compétences. Il ne s’agit pas de revenir au béhaviorisme qui ne s’attache qu’aux résultats matériels, mais de mettre en place ces modules d’intégration afin de produire un public possédant le maximum d’acquis de base, lui permettant de résoudre toute situation problème. Dans un deuxième temps, l’inscrire dans des méthodes actives, afin de lui permettre d’aller de l’avant vers la résolution individuelle de situations problèmes complexes.
Attention, les miracles de la pédagogie n’existent pas, il faut une réelle implication de tous les acteurs du système éducatif afin d’arriver à des résultats palpables. Une bonne imprégnation de cette méthode d’intégration par l’enseignant, les moyens mis en œuvres pour sa réalisation, une bonne construction de la situation problème et une évaluation adéquate et rationnelle, sont tant d’éléments pour une bonne conduite de l’approche par les compétences
 
10/ GLOSSAIRE :
Curriculum= les contenus des programmes et méthodes pédagogiques
Compétences= possibilités de mobiliser des ressources pour résoudre des situations problèmes.
Ressources= ensembles des savoirs et savoir-faire
Situation significative= situation avec laquelle l’apprenant entretient une relation affective positive.
Cognitif= capacité de connaître ou de faire connaître.
Fonctions pédagogiques : 1/ Fonction didactique (apprentissage nouveau)
                                           2/ fonction d’intégration des acquis.
                                           3/ Fonction d’évaluation.
11/ BIBLIOGRAPHIE :
    -Une pédagogie de l’intégration (Xavier Roegiers et J M de Ketele)
    -L’approche par compétences, une réponse à l’échec scolaire ( Philippe Perenoud)
    -Forum sur l’approche par les compétences (BIEF/ document du net)
    -Apprendre oui…mais comment ? ( Philippe Meirieu).

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Publié le 22/01/2010 : 09:40  - 7 commentaires 7 commentaires - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 
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Note n°228 par oussom le 21/05/2009 : 13:49

je vous remercie infiniment pour ce site qui a regroupé tous les enseigants de français en Algérie


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