Mon voyage a commencé, je crois, il y a plus de 35ans , avec Frison Roche. Longtemps le nom d’Aurélie Picard évoquera pour ma désinvolte jeunesse l’Amour légendaire.

La belle Française, fille de la ville et de la modernité, qui renonce à tout son confort par amour pour un Prince noir du fin fond de la steppe et lui consacre toute sa vie entre monts et désert. Un couple que tout sépare et qui va durant tant d’années subjuguer mon imaginaire : un conte d’adultes aux âmes d’enfants ou « la belle et la bête » au pays des dunes et du silence.

J’avais fait de tous mes sens le voyage avec elle à travers les immenses plaines du nord au sud algérien. Ma peau brûlait sous le soleil qui la brûlait et le vent qui faisait voler sa chevelure soulevait mon être. De page en page, j’éprouvais ses joies et ses peines, sa solitude, ses doutes et l’assurance de chacun de ses gestes ou les tremblements de ses mains au point de ne former avec elle qu’une seule et même personne.

Publié dans Expression littéraire

Par Ahmed Tessa
Source:http://www.liberte-algerie.com/contributions/un-pacte-et-une-charte-dethique-3910

Une perte sèche de 12 semaines/an par rapport à la norme internationale (36 semaines/an de cours effectifs). Ainsi, avec deux mois et demi (12 semaines) de perdu chaque année, et cumulés sur une scolarité de treize ans, l’élève algérien arrive à la fin de sa 3e AS avec une perte (en leçons) de 32 mois.
Sur toute une scolarité normale, il est privé de deux années et huit mois en cours et en savoir.

Pour l’observateur averti, le constat établi en juillet 2014, lors de l’évaluation d’étape de la réforme de l’école, était prévisible. La réforme a été mal engagée dès le départ en 2003. Elle a souffert d’une erreur d’aiguillage qui a occulté le volet formation des enseignants en tant que préalable au lancement des nouveaux programmes et de l’approche pédagogique. Sa mise en œuvre en a subi les contrecoups. Elle a été incohérente et chaotique avec son lot de dysfonctionnements. C’est là quelques conclusions auxquelles a abouti la Conférence nationale sur l’évaluation de la réforme de l’école qui s’est tenue les 20 et 21 juillet 2014 à Alger. Une rencontre ponctuant une large concertation d’une année qui a vu s’exprimer toutes les composantes de la communauté éducative du pays ainsi que les spécialistes. Des recommandations ont été faites. Elles doivent se traduire, en principe, par des mesures correctrices. Selon le discours officiel, ces mesures échelonnées dans le temps ne sont pas synonyme de rupture avec l’acte fondateur de la réforme de l’école, à savoir le rapport de la commission Benzaghou et les orientations du Conseil des ministres d’avril 2002.

Publié dans Lu, vu, entendu
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